Apports à la Communauté HEC

 

Mademoiselle M, étudiante HEC

"Ce roman prend tout son intérêt dans le contexte d'HEC : les étudiants y sont, plus que nulle part ailleurs, susceptibles d'aimer l'économie et de la comprendre ; ils sont en permanente recherche d'implication afin de donner un sens à leurs études. L'idée d'une chaire d'économie politique me parait donc fort adaptée à HEC. Plus encore, elle y comblerait un manque : de nombreux étudiants d'HEC regrettent en effet les cours d'économie de prépa, qui avaient l'avantage d'être généraux, de donner une vision globale des choses, de montrer l'économie sous toutes ses facettes, comme dans le roman. Les cours à HEC sont au contraire pointus, d'où l'impression qu'ils portent peu de sens, amenant une sous implication d'étudiants pourtant désireux d'apprendre.

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Actuellement, HEC propose majoritairement des cours liés à l'entreprenariat et la finance, alors que nombreux sont les élèves qui savent déjà qu'ils s'orienteront vers les affaires publiques.

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Enfin, la lecture de ce livre a pour avantage de montrer aux étudiants d'HEC qu'en se donnant à fond, en se posant les bonnes questions et en exploitant leur réseau, ils peuvent déjà faire changer les choses. Cela peut leur ouvrir les yeux sur un pouvoir d'action dont ils ignorent souvent encore l'existence. Si le slogan d'HEC est "apprendre à oser", alors ce roman entre parfaitement dans la philosophie de l'ecole, car il donne l'exemple de jeunes qui réussissent à monter leur boite, trouver des idées révolutionnaires, et, peut-être, sauver l'économie française parce qu'ils ont osé sortir des sentiers battus pour parvenir à leurs fins."

 

Monsieur F, étudiant à HEC

"Le tout premier mérite du "Cours" est ... de montrer que l'école HEC et ses étudiants sont concernés - et impliqués - par les questions de politiques économiques. HEC est trop souvent présentée comme un lieu d'enseignement ... mais trop peu comme un espace de réflexion et de production d'idées nouvelles, surtout dans le domaine de l'économie politique. Ce constat est d'autant plus paradoxal que nombre de ses anciens élèves sont engagés dans le secteur public et la politique, à des niveaux parfois très élevés de l'Etat.

Cette dimension mériterait donc d'être mise en vaeur au cours du parcours académique des élèves d'HEC, d'autant que j'ai l'impression qu'une grande partie d'entre eux seraient ravis de voir cette matière au programme.

Comme énoncé dans le livre, l'enseignement de l'économie politique dans une école de commerce présente trois avantages principaux. D'abord, il est indispensable pour un manager, et ce particulièrement en France, qu'il connaisse et maîtrise certaines notions d'économie politique, en particulier au niveau de l'environnement économique (fiscalité, régulation, normes sociales et environnementales, etc.). Ensuite, il est clair que le savoir "classique" des élèves d'HEC (la gestion d'entreprise) gagnerait à se faire une place dans la gestion des affaires de l'Etat, gestion qui est de plus en plus critiquée en son sein même pour son archaïsme et son manque de réalisme face à la situation des finances publiques. Enfin, "Le Cours" permet de corriger l'idée reçue selon laquelle HEC serait le chantre de l'ultralibéralisme en France. Il montre aussi que les élèves peuvent être réellement préoccupés de sauver les politiques publiques au nom de l'intérêt général, et pas seulement de prêcher la baisse des impôts (sur les entreprises et les particuliers), le désarmement douanier, la concurrence libre et non faussée, et le laisser-faire vis-à-vis des entreprises. Bref, ce n'est pas parce que l'IEP (Sciences-Po) est devenue une école de commerce comme les autres qu'HEC n'a pas le droit d'aller chasser sur des terres que la rue Saint-Guillaume a déclarées siennes.

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HEC gagnerait à mettre en place un tel format de cours, où ce sont les élèves qui font le cours du début à la fin, identifient les problèmes et cherchent des solutions dans un domaine donné avec l'aide d'un expert, de manière à les intéresser un peu plus au contenu pédagogique... Une telle démarche permettrait également de combler la sensation de vide intellectuel parfois ressenti par les élèves sortant de classe préparatoire lors de leur arrivée en première année sur le campus."

 

Mademoiselle F, Etudiante à HEC

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Enfin, l'idée de trouver une solution dans un groupe de réflexion est très intéressante, d'autant plus que l'idée de le faire au sein d'une chaire d'économie politique à HEC m'a beaucoup plu.

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Les acteurs économiques jouent aussi un rôle politique et il est important de les y senbiliser, par l'éducation à l'économie d'abord, puis en leur proposant de chercher des solutions. Vouloir faire d'HEC une institution charnière du monde économique, politique et ayant un rôle fort dans l'éducation économique est un défi très pertinent..."

 

Monsieur B, Etudiant à HEC

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L'idée d'un cours sur l'économie politique me semble excellente : en effet, les étudiants d'HEC, et plus globalement des écoles de commerce, vont devenir des acteurs économiques majeurs. De fait, ils seront aussi des acteurs politiques de choix (et même certains seront sur l'avant-scène, pensons par exemple à M. Hollande), il apparaît donc urgent que des ateliers d'économie politique soient mis en place sur le campus.

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