Archives Juillet & Août 2014

02/07 - Retour de balancier

Pourquoi l'arrivée des socialistes en France provoque-t-elle généralement la hausse de la Bourse ? Hasard ? Chance ? Malédiction ? Je livre ici une pêtite réflexion.

Les socialistes, je l'ai montré dans plusieurs chapitres de mon précédent livre, "Le Cours", font la politique inverse de celle qu'il faudrait faire.

Explications par l'exemple :

Si vous souhaitez que les loyers baissent, il vous faut plus de loueurs que de locataires. La loi du marché s'appliquant, les loueurs qui souffrent de vacance des logements proposés préfèreront baisser leurs prix que d'avoir à payer impôts et charges sans compensation d'aucune sorte. Les socialistes cherchent à peser sur l'équilibre entre loueurs et locataires en bloquant les loyers et en imposant davantages de contraintes aux loueurs (limites dans le choix du locataire, obligations et normes, dificulté de récupérer le logement même en cas d'impayés, ...). Les loueurs ne se pressent plus pour investir ni pour mettre en location. Le marché est tendu et les loyers monteront forcément.

Autre exemple :

Si vous voulez créer de l'emploi, il vous faut des patrons, beaucoup de patrons. Mais comme ils ont été traités de salauds par toute cette population qui vote à gauche et à l'extrême droite, comme on leur a imposé charges et contraintes, ceux qui l'ont pu sont partis investir, voire s'installer, ailleurs ; ceux qui voulaient le devenir ont réfléchi et réfléchissent encore ou bien s'abstiennent ; ceux qui avaient l'ambition de se développer ont du mal à le faire, ou y renoncent en attendant des jours meilleurs.

Et la hausse de la Bourse dans tout ça ?

Le CAC 40, ce sont les grandes entreprises qui, en moyenne, font moins de 25% de leurs affaires en France. Leurs équipes sont d'autant plus aguerries à l'international qu'elles se sont déjà formées dans le pays probablement le moins "business friendly" au monde. En France, elles trouvent un gisement pour leurs élites (les cadres à haut potentiel), d'autant plus facilement qu'elles leur proposent des jobs à l'étranger, avec plus de responsabilités, plus de revenus brut et beaucoup plus de revenus nets (beaucoup moins de prélévements).

Les ETI en font autant.

Et une nouvelle passée inaperçue pourrait bien encore améliorer la donne pour les entreprises internationalisées (et pousser les autres à le faire) : la Cour Européenne de Justice a validé les montages fiscaux pour l'optimisation, à l'intérieur de l'Europe, de la fiscalité des groupes. Une holding dans un pays à basse fiscalité (actuellement Pays-Bas ou Irlande) permettra des économies de près de la moitié de l'impôt sur les sociétés dû en France, soit environ 1/6e du bénéfice brut, de quoi relever les cours d'une quinzaine de pourcents !

 

04/07 - Coups de coeur et pots pourris

Quand l'actualité est trop riche, on ne sait plus forcément choisir. Alors, pour la première fois, voici une salade de réactions, en vrac.

 

Vous regardez quoi, ce soir ? Le match France-Allemagne probablement, comme une majorité de Français (j'ai enlevé les Françaises, les bébés et les aveugles dans mes stats) et ... comme les grévistes de l'ouverture du Festival d'Avignon. Leurs revendications en sortent renforcées par leurs convictions culturelles !

 

"Le Monde" nous titre que le "séisme de Fukushima a placé le volcan du Mont Fuji dans un état critique". Voici qu'on donne maintenant le nom d'une centrale nucléaire à un séisme né à 100 kms de la côte orientale du Japon, précisément PAS à la hauteur de Fukushima. Bientôt, on nous dira que c'est la radiation qui enrhume le Mont Fuji.

 

L'Etat fait marche arrière dans l'affaire Alstom. Après que l'AMF mette en garde les actionnaires de concert, on apprend qu'il n'y avait pas de juriste lors de la négociation de l'accord entre GE, Bouygues et l'Etat. Pour une fois, notre ministre fanfaron reste dans un assourdissant silence et envoie des fonctionnaires expliquer.

 

La France a levé ses OAT au plus bas taux d'intérêt de son histoire hier, nous dit-on. On peut formuler des hypothèses aussi farfelues qu'un taux de 1,6% pour du 10 ans : ehu

- La richesse n'empêche pas la connerie ... encore que je doute que les acheteurs de cette dette y aient mis leur propre argent. Mais alors, les riches devraient faire attention à qui ils le confient.

- Les banques centrales ont VRAIMENT mis trop d'argent en circulation et il en tombe une petite partie dans la cébille de l'Etat.

- La France est déjà en finale de coupe du monde avec une avance de 3 buts sur l'autre finaliste. C'est vrai, on est tellement meilleurs et, surtout, c'est pire ailleurs.

- François Hollande est le meilleur ami de la finance, qui le lui rend bien.

- La France est sur le bon chemin, va se redresser fortement et rapidement, tous les marchés le reconnaissent.

 

Bon, c'est pas tout ! Je dois encore aller travailler après tout ça.

 

07/07 - Lamentables propos

Notre ministre de l'Economie découvre qu'il existe une "bonne finance".

Nul doute que, dans sa bouche, il s'agit des banques qui prêtent, à l'Etat d'abord et, en seconde priorité, aux entreprises.

Stupidement, sans doute, je pensais que la bonne finance s'investissait dans le capital des entreprises, celui qui leur permet d'exister avant même qu'elles ne réussissent et qui les accompagne dans tous les aléas, notamment conjoncturels et fiscaux, qu'elles seront amenées à rencontrer.

Las, cette bonne finance (la mienne, pas celle du ministre) se désespère de poursuivre sa mission tellement elle en est dissuadée par une fiscalité confiscatoire du capital et de ses éventuels revenus.

 

08/07 - Les deux tableaux du discours économique des experts

J'ai toujours une certaine confusion à entendre les experts nous raconter la macro-économie, les risques de déflation à la suite des politiques d'austérité et la prochaine agitation sociale, voire la perte de la démocratie.

Evidemment que ces risques existent. Mais la véritable raison n'est jamais mise en avant : nos partenaires sociaux partent du principe que les Français ne veulent pas travailler : 35 heures, 5 semaines de congés payés (minimum, souvent 10), retraite à partir de 55 ans, etc. Les acquis sociaux, ce serait de gagner beaucoup en travaillant le moins possible.

La vérité, c'est que les Français, en tout cas une majorité, sont prêts à travailler beaucoup plus, mais on les en empêche, soit du côté des entreprises par les complexités de toute nature sur l'apprentissage, le travail temporaire etc., soit du côté des salariés par les réglements sur le travail de nuit ou le week-end, sur la pénibilité, etc.

En France du moins, le jour où on libèrera les énergies, travail et capital, ce pays redémarrera à toute vitesse, tellement je sens une fougue d'initiatives qui piaffent devant l'obstacle que leur met l'Etat depuis trop longtemps.

 

09/07 - Paradoxe générationnel

Depuis 1974, la France s'endette pour continuer à assumer le rôle de l'Etat Providence. De ce fait, la France transmet aux générations à venir une dette de plus en plus importante.

Le paradoxe vient de ce que, sondage après sondage, ce sont les Français d'âge mûr qui demandent que l'on mette fin à cette transmission de dette vers les plus jeunes et les Français les plus jeunes qui souhaitent que l'Etat Providence continue, voire renforce, son rôle.

 

10/07 - Critères d'éligibilité d'un pays à l'investissement professionnel

Réunion de conseillers financiers aujourd'hui dans un agréable espace parisien.

Les gérants, maintenant installés à Londres, nous expliquent leurs stratégies d'investissement et d'allocation, pays par pays.

 

Je vous livre la conclusion de leurs critères de choix :

Critère n° 1 : l'existence de réformes structurelles quand elles s'imposent (Allemagne, Scandinavie, Royaume-Uni pour les pays développés, Mexique, Chine, Colombie pour les émergents).

Critère n° 2 : la libération du travail, notamment la fluidité et la mobilité

Critère n° 3 : la libération du capital, en droit et en fiscalité

Je peux rajouter un Critère n° 4 : la simplicité administrative.

 

Juste après, Mr Montebourg nous explique comment il va redresser l'économie française : pas un mot sur aucun de ces critères. Il a une autre vision !

Mais, au fait, combien a-t-il investi personnellement dans l'économie française productive après un tel parcours professionnel ? Un montant qui tendrait à prouver que son portefeuille, au moins, est d'accord avec les 4 critères ...

 

11/07 - Fiscalité à venir

Les gouvernements l'ont compris : imposer les flux devient de plus en plus difficile parce qu'un ou plusieurs facteurs générateurs de l'assiette peuvent se délocaliser. C'est ce qu'ont parfaitement compris les grandes entreprises internationales qui choisissent où elles paient leurs impôts. Google et Amazon ne sont que des exemples à peine plus médiatisés que d'autres : Apple, Renault (la holding aux Pays-bas et la banque en Suisse), etc.

L'idée de renforcer les taxes foncières fait donc son chemin, y compris dans les pays comme la France qui ont déjà une très lourde fiscalité. Imposer les propriétaires sur la valeur locative de leur logement est étudié dans plusieurs pays de l'OCDE. D'accord, on attendra que la charge des emprunts de l'achat soit allégée ou totalement soldée !

Dans "Le Cours", j'ai mis en garde contre une fiscalité foncière "aveugle" parce qu'elle ne peut que renchérir le coût d'habiter dans les régions "tendues", comme Paris et la Première Couronne. J'ai par contre proposé une fiscalité plus lourde sur les seuls terrains constructibles, indépendamment de ce qui est construit dessus.

J'en rappelle les avantages principaux : on libère du terrain constructible pas, peu ou mal utilisé ; on n'impose pas la richesse qui est construite dessus et on libère donc une énergie économique pour les professionnels du bâtiment ; on diminue d'autres impôts fonciers pour encore diminuer le coût du logement ; on favorise une évolution constante de l'urbanisme en incitant à mieux utiliser un espace au sol devenu coûteux à posséder.

 

15/07 - WYHINWYG

What you hear is not what you get.

Les Français ont maintenant complètement intégré les diverses annonces du gouvernement. Sûr de son diagnostic, il propose des "solutions" qui n'en sont pas parce qu'elles ignorent l'essentiel :

1. Revenir sur les mauvaises décisions passées (fiscalité sur le capital, encadrement des loyers, ...) qui ont mis l'économie française à mal

2. Libérer rapidement et totalement le travail et le capital

3. Simplifier l'ensemble des procédures sous le poids desquelles croule notre pays.

 

Les Français essaient, de moins en moins, de trouver un sens à la cacophonie gouvernementale, soit que les propos d'aujourd'hui contredisent les propos d'hier, soit que les propos d'un ministre contredisent ceux d'un autre ministre ou du président. Puisque, de toutes façons, rien de sérieux ne sera accompli, les Français partent en vacances pour oublier ou vérifier qu'ailleurs l'herbe est plus verte.

 

17/07 - La règle des 3C

L'apprentissage du pilotage d'avions est une formidable école des situations complexes. Il devrait être évident à chacun que l'activité aéronautique n'aurait pas pu se développer sans la discipline systématique qui consiste à analyser chaque accident, chaque incident, chaque problème et à en tirer des enseignements pour l'avenir.

Quand un avion n'est pas équipé pour voler sans visibilité extérieure, ou quand son pilote n'est pas formé pour ces conditions, entrer dans un nuage est un risque majeur de perte de références et donc de perte de contrôle de l'avion qui peut alors décrocher, partir en vrille ou simplement rencontrer un obstacle s'il est près du sol.

Les Américains enseignent le pilotage avec un grand sens pratique. Si un pilote entre dans ces conditions par mégarde, ils lui recommandent la règle des 3C : control, climb and confess.

Le contrôle, c'est l'attention portée aux instruments disponibles, puisqu'on n'a plus de références extérieures, afin de garder l'avion en conditions de vol stabilisées.

Prendre de l'altitude, c'est une précaution pour s'éloigner du sol, éventuellement s'éloigner d'autres trafics pris dans les mêmes conditions, se mettre en hauteur pour mieux communiquer, peut-être sortir des nuages "par le haut".

Confesser, c'est communiquer, reconnaître que l'on se trouve dans une situation délicate et demander de l'aide pour en sortir. Grâce à leurs radars et aux systèmes d'identification, les contrôleurs aériens pourront effectivement aider le pilote à retrouver son calme et se diriger vers une issue la plus sûre possible.

 

Analogie ? Je vois la France dans les nuages économiques depuis trop longtemps. Mais je ne la vois pas commencer à appliquer la règle des 3C. Bien au contraire. Chaque jour, nous perdons un peu plus le contrôle de nos affaires et promettons beaucoup plus de promesses budgétaires que de réductions.

Chaque jour, nous perdons de l'altitude avec une dette étouffante et des déficits pérennes.

Enfin, au lieu de battre notre coulpe et d'avouer notre incapacité à se sortir de cette situation par nous-mêmes, nous donnons des leçons au reste du monde ... leçons que nous nous gardons bien d'appliquer chez nous. D'ailleurs notre ex-ministre de l'économie, tout auréolé de ses succès en matière de redressement national, est candidat à un poste de responsabilité similaire à la Commission Européenne !

 

24/07 - Piketty l'impertinent

Au diable le diagnostic, le raisonnement et la démonstration du moment que la conclusion convienne à un grand nombre !

Piketty connait un succès mondial en démontrant que les inégalités se creusent au lieu de se combler.

C'est bien qu'il n'y a pas de limite à la malhonnêteté intellectuelle !

Au-delà de ce qui lui a été reproché dans les comparaisons chronologiques et géographiques, notamment l'absence de prise en compte des transferts sociaux qui sont des prélèvements à soustraire des hauts revenus et des ressources à ajouter aux bas revenus, je m'indigne du fondement même des comparaisons.

Ou alors, je ne suis plus du tout dans l'économie mais seulement dans la politique, à la recherche d'une clientèle aussi élargie que la démagogie le permet.

C'est connu, les grandes entreprises française n'ont plus qu'une activité marginale sur le sol national, et ce n'est par la plus rentable, comme l'a démontré la comparaison entre les modèles de production de Peugeot et de Renault.

Le patron de LVMH est désigné l'homme le plus riche de France, mais ses revenus, tout comme ses actifs (usines, magasins, stocks) sont mondiaux. Alors est-il encore pertinent de comparer ses revenus au décile le plus pauvre de notre pays ? Pourquoi ne pas comparer le revenu, très atypique, de Monsieur Mittal à celui de l'Indien moyen?

Que Monsieur Piketty se rassure : les riches qui restent en France ne suffiront pas à constituer un décile à la hauteur de sa conclusion.

Quand au décile le plus pauvre de France, il est de notoriété publique qu'il est essentiellement composé d'immigrants récents, notamment d'Afrique, et d'agriculteurs. Il parait que la France veut "mieux d'immigrés pour plus d'immigrés". Voici une première solution pour combler les inégalités.

Le cas des agriculteurs pauvres est beaucoup plus délicat : pour beaucoup d'entre eux, ce pays ne leur donne malheureusement pas les moyens de la reconnaissance qu'ils méritent. On a là un vrai problème avec peu de solutions évidentes.

 

25/07 - Rétablir le dialogue social

Tout le monde se plaint de la mauvaise qualité du dialogue social en France, classée avant dernière de l'OCDE, juste avant la Grèce. Mais personne ne propose de solution concrète.

 

Pour être pertinent, qu'attend-on d'un bon dialogue social ? Ma réponse : que les parties se mettent d'accord sur l'essentiel, leur intérêt commun.

Que constate-t-on ? Que nos syndicats ne sont pas représentatifs, ne sont pas financés par ceux qu'ils sont supposés représenter, les salariés, mais par l'Etat.

 

Que propose-je ?

1. Que l'Etat fasse des économies en subventionnant beaucoup moins les syndicats de façon forfaitaire, mais qu'il crée une enveloppe indéxée sur la croissance économique. Soyons simple : 100 millions à répartir entre les syndicats de salariés pour une croissance de 1%, 200 millions pour 2% et rien si la croissance est nulle !

2. Que l'Etat baisse d'un point l'impôt sur les bénéfices des sociétés et que ce 1% des bénéfices soit consacré par l'entreprise au financement des syndicats de salariés, au prorata des élections internes.

 

Alors, peut-être, aura-t-on des syndicats de salariés qui s'intéresseront à la santé économique des entreprises et de notre pays.

 

30/07 - La fiscalité dans "La place de l'argent"

Je termine un manuscrit sur "La place de l'argent" (quelle est la place de l'argent dans votre vie ?) et m'interroge sur les conséquences de la fiscalité du patrimoine pour un investisseur avisé et bien conseillé. Extrait :

 

"- La fiscalité influe beaucoup sur l'enrichissement ?

- Oui et non.

Oui, parce que la fiscalité française est en permanente transformation, deux pas en avant, un pas en arrière. Avec le temps, elle est devenue complexe, confiscatoire, incohérente, aléatoire, incompréhensible et imprévisible.

Non, parce que ces facteurs sont déjà pris en compte par les marchés mondialisés qui exigent, bon an mal an, 5% de rentabilité nette sans risque par an. Ce sont donc les entreprises qui portent le plus clair des abus de la fiscalité française.

Non, parce que vous disposerez toujours de quelques façons d'y échapper, au moins partiellement : le PEA, l'assurance-vie sont les premières solutions. A mesure que votre patrimoine grandira, vous trouverez les conseillers financiers qui vous permettront d'optimiser cette facture.

Notre fiscalité est beaucoup plus nocive à notre économie qu'à nos investisseurs."

 

26/08 - Désolé, Monsieur Montebourg

Vous êtes arrivé au gouvernement en fanfare et vous repartez pour cette même raison : vos outrances verbales ont malheureusement occulté une partie de votre apport à l'industrie et à l'économie française. 

Ceux que vous avez aidés vous saluent et c'est de bonne guerre. Pour ma part, je continue à penser que l'Etat est légitime à lancer des grands projets (TGV, spatial, nucléaire, ...), beaucoup moins à intervenir dans la vie des entreprises, notamment celles qui se battent le mieux. Quand bien même leur voudriez-vous du bien, ce qui n'était pas le cas dans vos propos sur Peugeot en 2012, vous indiquez à nos partenaires internationaux que les règles du jeu économique en France ne laissent aux dirigeants que des responsabilités négatives. Etonnez-vous qu'ils vous tournent le dos !

 

27/08 - Les larmes de la rentrée

Les larmes des nombreux nouveaux chômeurs victimes certes de la crise, mais surtout de la médiocre politique économique depuis 40 ans !

Les larmes des employeurs qui affrontent ces vents contraires et à qui un premier ministre de gauche vient déclarer sa flamme. Des larmes de surprise : aucun dirigeant politique n'avait eu ces mots à leur égard depuis ... 40 ans au moins.

 

28/08 - Langue de bois ...

Ce Sapin parle une langue de bois pendant 20 minutes devant les dirigeants d'entreprises réunis à Jouy-en-Josas. Il commence son discours en annonçant des "preuves d'amour", mais il ne dit rien de plus que la non-rétroactivité des futures lois fiscales.

A la tête de l'Etat, Valls, c'est Valls ; Sapin, c'est Hollande.

 

29/08 - Leçon de politique

En 2011, Hollande gagne les primaires socialistes et Aubry reste secrétaire général du parti.

En 2012, Aubry signe un accord surprise avec les Verts, à la gauche de sa gauche, puis adoube les candidats aux législatives : les aubristes sur-représentés sur les listes, puis à l'Assemblée Nationale.

Voici un sacré bémol au terme "majorité présidentielle".

Au moment de définir leurs règles de gouvernance, les dirigeants de l'UMP pourraient méditer cette leçon.