Archives Février 2013

01/02 - Arnaud Montebourg

On aimerait avoir de l'empathie pour un ministre supposé sauver et relancer l'industrie française. Malheureusement, il est l'exemple même de la schizophrénie des dirigeants qui doivent faire de la politique ET de l'économie.

Caricaturalement, la politique (se faire élire, se retrouver au pouvoir) suppose de faire des promesses que l'économie (réduction du chomage, augmentation du pouvoir d'achat, enrichissement général) ne supportera pas.

Il est dur d'arriver au pouvoir sans devenir arrogant (syndrome du matamore, plusieurs fois cité dans cette rubrique). Il est dur de s'y maintenir en cultivant cette arrogance. On ne peut laisser une bonne image dans l'histoire qu'en réconciliant sa pensée politique et sa pensée économique, sachant que l'une et l'autre (la pensée économique, surtout) sont un jour ou l'autre sanctionnées par des résultats.

Ainsi, notre ministre, par ailleurs plutôt jovial et sympathique, se rend-t-il peut-être compte qu'il ne lui restera bientôt plus de grands capitaines d'industrie à tancer comme il l'a fait avec "les Peugeot". Ceux qui n'auront pas déposé le bilan seront partis. Fragiliser Peugeot n'est pas une meilleure idée que de suggérer à Carlos Ghosn de retourner s'occuper à 100% de Nissan (qui assure déjà 90% de sa rémunérarion, exception fiscale française oblige).

Rassurez-vous, Monsieur le Ministre, le changement est comme un virage : il n'est pas mortel, sauf pour ceux qui ne savent pas le prendre. Et je vous recommande la lecture de cet excellent ouvrage, "Le Cours".



02/02 - Mécanismes prudentiels

L'actuelle majorité mettra donc tout en place, qui puisse casser durablement nos moteurs économiques.

Sous le prétexte de moraliser la haute finance et de sécuriser l'argent des épargnants, le pouvoir s'est mis en tête d'adopter les mesures les plus dures pour ligoter banques et assurances. Conçues au niveau international, les Américains les ont refusées, les Britanniques les ont refusées, les Japonais les ont refusées. La France prend la tête de ce qui ressemble à une croisade. Et, au cas où le gouvernement aurait pu être bridé par les fonctionnaires de Bercy, les parlementaires sont bien décidés, cette fois-ci, à légiférer pour que plus aucune initiative privée ne soit soutenue par ces financiers.

Seuls quelques ministres (industrie et logement, notamment) s'inquiètent de voir partir le soutient aux secteurs dont ils ont la charge.

Je rappelle ici ce qui est écrit dans "Le Cours" : il est inutile de faire des usines à gaz pour contrôler les financiers qui auront toujours le loisir de générer les risques à partir d'ailleurs. S'agissant de nos propres financiers, il s'agit d'abord de les responsabiliser. Pourquoi ne pas imposer un statut proche de la commandite, le grand patron devenant responsable sur l'ensemble de ses biens de la bonne marche de son entreprise ? Voici qui est simple et propre à assurer que le patron saura limiter les risques stupides et sans contrepartie valable.



04/02 - Le cours de l'Euro est-il surévalué ?

Pour les pays de l'EuroZone dont la balance commerciale est fortement excédentaire, comme l'Allemagne, pas forcément. Pour ceux dont la balance commerciale est fortement déficitaire, clairement oui. Idéalement, nous aimerions que :

  • Les pays de l'EuroZone rééquilibrent leurs échanges commerciaux entre eux, avec une relance de la consommation en Allemagne (salaires, retraites, ...), compensée par une pérennité des efforts budgétaires quantitatifs et qualitatifs en Europe du Sud. L'effort budgétaire qualitatif est celui qui pèse le moins sur la croissance économique, dont le "coefficient multiplicateur" est le meilleur. Ceux qui auront lu "Le Cours" comprendront probablement mieux ce dont il s'agit.
  • Les pays extérieurs qui sont également excédentaires et qui nous veulent du bien acceptent également de laisser leur monnaie s'apprécier par rapport à l'Euro. Il s'agit notamment de la Suisse et de la Chine. Ce qui est gênant dans cette situation, c'est que ces pays fortement excédentaires ont mis en place des mesures financières et/ou autoritaires pour lier leur monnaie à celles de leurs partenaires commerciaux les plus importants afin de continuer à assurer un plein emploi à leurs travailleurs au détriment des nôtres.

Quel rôle la BCE peut-elle tenir dans ce débat ?

  • Pour les Allemands qui ont appliqué une politique économique courageuse avant ses voisins, la BCE devrait continuer à appliquer une politique tendant à garder à notre monnaie son pouvoir d'achat. L'Allemagne veut non seulement éviter le retour d'une inflation qui pourrait être incontrôlable, elle veut aussi protéger le pouvoir d'achat de sa population vieillissante dont les retraites seront assises sur ses rentes.
  • Pour les pays du Sud qui ne veulent pas ou ne peuvent pas appliquer ces politiques économiques courageuses, ne serait-ce qu'à cause des refus de leurs populations, la BCE devrait acheter leur dette publique sans même se soucier qu'elle soit remboursée un jour. Après tout, c'est ce que font le Japon, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. On comprend d'autant mieux ces pays d'Europe du Sud que, comme il n'y a aucun intérêt à acheter de la dette allemande pour faire chuter ses taux, l'émission de monnaie correspondante alimentera principalement les pays les plus vulnérables, souvent les plus turbulents, les moins disciplinés, les plus paresseux, etc.

Si l'Allemagne décide d'accepter, sans condition, la demande des pays les plus fragiles, elle accepte du même coup un gigantesque transfert de richesses, d'une part, mais accorde aussi son absolution pour le passé, le présent et l'avenir aux pays qui n'auront pas fait l'effort de travailler plus et de se réformer... et qui perdront donc toute raison de faire cet effort. D'où les conditions, rarement reprises par les commentateurs, que la BCE n'achètera que la dette des pays dont elle approuvera la politique économique et les efforts.



05/02 - Discours européen de François Hollande

"Monsieur le Président,

J'ai écouté avec attention votre discours devant les parlementaires européens. Permettez-moi de vous féliciter de la qualité de son écriture et des accents avec lesquels vous l'avez prononcé. Sur le fond, maintenant :

Pouvait-on entendre que "votre" France serait solidaire de la pauvreté du monde ? Oui, probablement.

Pouvait-on entendre que les peuples du Sud ne sont victimes que de la situation dans laquelle l'Europe et l'Euro les a plongés ? Oui probablement.

Pouvait-on entendre que vous ne pensez pas nécessaire, pour redresser leurs économies, de libérer à la fois le travail (trop encadré et réglementé) et le capital (trop taxé, surtout quand il est investi à risque) ? Oui, probablement.

Pouvait-on entendre que vous demandez par conséquent aux Allemands et autres pays riches d'aller au secours des pays pauvres à la fois par la solidarité directe (ex. les fonds de solidarité) et par la solidarité indirecte (ex. la reprise des dettes souveraines des pays du Sud par la BCE) ? Oui probablement.

Rappelez-nous donc que la "petite" crise grecque a déjà coûté une moyenne de 1.000 euros par citoyen de la Zone Euro. Comment comptez-vous assumer la solidarité avec le Portugal, l'Espagne et l'Italie ?

Permettez-moi de vous dire que ces comportements et politiques que vous suggérez auront les mêmes conséquences que celles que nous observons en France : elles enfermeront les plus vulnérables et les plus pauvres dans leur vulnérabilité et leur pauvreté, elles feront fuir les plus riches et les plus talentueux sous des cieux propices.

Quant aux valeurs que vous semblez défendre, j'ai bien peur qu'elles ne comprennent ni l'effort, ni la discipline, ni le travail, ni le courage, ni la prise de risque, pourtant toutes qualités indispensables à une saine économie.

Vous souhaitez une Europe forte et harmonieuse mais, grâce à vous, nous sommes le pays qui est le plus éloigné des pratiques communes, notamment celles qui tendent à corriger nos dérives.

Vous dites souhaiter que l'Europe devienne désirable aux Européens. Pour le moment, elle est surtout désirable aux vacanciers et aux ressortissants de pays encore plus pauvres et privés de plus d'espoir que nos compatriotes. Et ce qui est vrai de l'Europe est encore plus vrai de la France."



06/02 - Rétablir du lien

Le lien normal, entre l'insatisfaction que l'on a dans une situation donnée (par exemple, la situation économique actuelle de la France) et les solutions proposées, passe par une observation attentive de la situation, une analyse, un diagnostic et une recherche de solutions dont on prendra les plus pertinentes (en adéquation avec les objectifs). Ce n'est qu'ensuite qu'on cherchera à les valider, d'abord sur le papier, puis ensuite dans la dure réalité

La création de ce lien total constitue une vraie procédure et suppose un vrai travail. C'est ce que les étudiants de "Le Cours" s'efforcent de faire dans leur démarche pédagogique, tout comme les Allemands qui sont des gens plutôt méthodiques et disciplinés. Ce n'est malheureusement pas ce que font nos experts ni nos responsables dans ce pays, tout attentifs qu'ils sont à seulement plaire à leur entourage ou à entrer dans le compromis pour des assistances mutuelles au moment des votes.

Notons au passage que notre génie un peu brouillon est plutôt élitiste car réservé à quelques uns alors que la méthode et la discipline sont des qualités qui profitent au plus grand nombre et sont donc plus égalitaires.

Et nous voudrions imposer notre style de gestion des affaires publiques à nos voisins beaucoup plus performants que nous ...

Ce soir, match amical de foot au Stade de France entre la France et l'Allemagne, en présence de François et Angela. Le "génie" français triomphera-t-il de la "méthode" allemande ?



06/02 - Réponse à François Hollande

Parmi les commentaires reçus sur ma "lettre" à François Hollande, je vous encourage vivement à regarder la réponse du britannique eurosceptique Nigel Farage en suivant le lien suivant :

http://youtu.be/RQGLWl4MTrk 

Vous aurez peut-être le désir de suivre d'autres interventions de Nigel dans ce même parlement : elles sont impressionnantes du fossé qui nous sépare d'une autre forme de démocratie séculaire.



07/02 - La preuve par l'absurde

Ce matin, je me demandais lequel de deux sujets était le plus chaud, entre la grève de la CGT aux dépends de son propre fief ou de la révision rapide et massive de l'opinion publique face aux mesures économiques de l'actuelle majorité. J'ai cherché le lien : dans les deux cas, on apporte une preuve par l'absurde.

Il est absurde pour la CGT de multiplier les grèves dans le secteur de l'édition dont elle contrôle la partie salariée du dialogue social, d'autant qu'il s'agit d'un secteur qui lui est plutôt favorable. Ces grèves risquent de faire tomber des employeurs et, parmi ceux-ci, les journaux de gauche qui sont aujourd'hui les plus vulnérables.

Il est absurde pour un gouvernement de vouloir relancer l'économie en empêchant ou en décourageant à la fois le travail et l'investissement. Armée d'une grande ignorance de l'économie autant que d'une vision dogmatique et vengeresse, l'actuelle majorité a pensé pouvoir régler ses comptes sans nuire à ses propres électeurs. Mais l'opinion publique commence à lui donner tort en plébiscitant la retraite à 65 ans, la diminution des droits pour les intermittents du spectacle, la réduction du poids de l'Etat et la remise en cause de quelques "droits acquis" qui ne font plus sens.

Comme quoi, l'alternance peut avoir de bonnes conséquences : c'est en constatant l'effet des mauvaises décisions que l'opinion publique se convaincra elle-même des bienfaits de l'économie de marché libérée.



08/02 - Bravo les animateurs

Je vais ce matin rendre hommage à deux animateurs que je suis souvent le matin, Stéphane Soumier et Nicolas Doze de BFM Business. J'aime l'enthousiasme du premier au réveil et la fougue du second vers 9 heures.

Je leur rends hommage aujourd'hui pour avoir reconnu publiquement qu'ils n'étaient pas au courant de ce qui attend un chef d'entreprise qui fait faillitte dans ce pays. C'est pourtant une dure et triste réalité française.

La raison pour laquelle je leur rends hommage, c'est que bien peu de journalistes et d'experts avoueraient une telle absence de connaissace ou d'expérience dans des spécialités qu'ils sont supposés couvrir, dont ils discutent tous les jours avec d'autres experts.

Ainsi, il y avait une table ronde à Montparnasse il y a quelques semaines sur le thème "Qu'est-ce qu'un patron ?". Après une bonne heure de conférence et de questions-réponses, personne n'avait mentionné qu'un patron est d'abord celui qui est responsable de tout ce qui se passe dans son entreprise ...



11/02 - L'âme du marin

La meilleure place d'un bateau n'est pas forcément au port. Et pourtant, quand la mer se déchaîne, quel meilleur endroit ? Le marin est, par expérience, respectueux de la mer. Il sait faire avec, pas contre. S'il doit l'affronter dans un long voyage, le marin s'entoure de précautions et prépare sa sortie avec d'infinies précautions.

Nos candidats politiques respectent la politique, prennent en compte l'opinion publique. Ils savent la flatter plutôt même que de l'éduquer et leur discours contient (presque) toujours une dose plus ou moins appuyée de démagogie, voire de populisme. Il y a un chapitre de mon livre "Le Cours" consacré à ces discours. Bref, comme le marin avec la mer, ils font avec.

Je souhaite que ces mêmes politiques, une fois élus, aient le même respect pour l'économie. S'ils ont décidé de se présenter dans la tempête économique, qu'ils assument leur position de dirigeant et se comportent en marins. Voit-on des marins donner des ordres aux forces de la nature ? nier la réalité ? interdire les rafales ou les déferlantes ? Nous aimerions voir nos élus reconnaitre la force des éléments économiques et admettre qu'il ne leur reste plus beaucoup d'autres choix que de bien gérer ce pays, ne serait-ce qu'en prenant exemple sur ceux qui réussissent le mieux.

Et qu'ils cessent d'empêcher les uns de travailler et les autres d'entreprendre ou d'investir, que ce soit par l'injonction, la réglementation, la jurisprudence, la confiscation, la tracasserie ou par l'ostracisme !



12/02 - Naissance du diable

Tout le monde ne le sait pas : le diable n'est pas né diable, il est né ange ! Voici son histoire.

L'ange faisait tout bien pour la communauté comme pour lui même. Il travaillait, investissait, innovait, exportait, etc. Un jour où le monde était un plus plus en désordre que d'habitude, le dieu du conservatisme vint le voir et lui tint à peu près ce langage :

"Cela fait des années que tu gagnes plus que les gens que tu emploies. Je te vois ouvrir et fermer des usines au gré de ta volonté. Désormais, tu ne pourrais plus fermer d'usine qui soit encore rentable."

L'ange se dit que le dieu du conservatisme ne comprenait rien aux affaires ... et n'avait surtout pas envie d'apprendre. Sinon, l'ange lui aurait expliqué que ce qui est difficile, dans l'économie, c'est d'être rentable. Ce qui est facile, c'est de perdre de l'argent, dépenser plus qu'on en gagne, comme l'Etat nous en donne l'exemple depuis la nuit des temps. Il lui aurait expliqué que, s'il avait besoin de fermer une usine, ce qui rarement la volonté du prince mais plus souvent une nécessité industrielle, il lui suffirait désormais de mettre cette usine en déficit. Facile !

C'est ainsi que l'ange est devenu diable !



12/02 - A propos de Nigel Farage

Ayant reçu un commentaire sur Nigel Farage répondant à F. Hollande (billet du 06/02), commentaire qui qualifie N.F. d'extrêmiste et populiste, je me permets simplement de suggérer cette fois de regarder son interview pour un public français. Sans commentaire de ma part.

http://www.youtube.com/watch?v=eu7V_y3PEWM

 

13/02 - Attributs de la gauche ... française

Pour l'opinion publique comme pour les économistes, une politique de gauche signifie plus d'Etat dans l'économie et plus de transferts sociaux. Ces premiers attributs "de base" sont difficilement attaquables en soi, sauf quand ils deviennent excessifs au point d'étouffer l'économie et se retournent contre ceux qu'ils sont supposés avantager.

 

Nous constatons au moins deux autres attributs de la nouvelle majorité :

 

Le raccourcissement de l'horizon se traduit par la prise de mesures qui semblent favorables à une partie de la population à court terme, mais déplorables à moyen et long terme. Le blocage des loyers, la surprotection des employés par rapport aux employeurs, la fiscalité alourdie des revenus du capital investi, ... sont des mesures qui suggèrent une forte diminution de l'offre, une moindre adaptation de cette offre aux nouveaux besoins des populations, et donc, à terme, une aggravation des situations que ces mesures étaient supposées corriger.

 

L'absence de prise en compte des comportements dans les décisions fiscales. Typiquement, un économiste de gauche démontre que l'augmentation des taux de prélèvements de 30% à 50% sur les revenus du capital rapporte à l'Etat 20% de ces mêmes revenus du capital. Sauf que, dans la réalité, le capital s'investira moins là où il est le plus utile mais aussi le plus risqué. Quand même le ferait-il qu'il ne grandira pas comme il l'aurait fait avec les anciens taux. Il générera donc moins de revenus et, à moyen terme, moins de recettes pour l'Etat. Quant aux dégâts collatéraux, on pourra constater leur ampleur sur la création de richesses, l'emploi, les autres revenus que ceux du capital, la perte de recettes pour l'Etat, etc.

 

Les deux derniers attributs ne devraient en aucun cas être confondus avec l'intérêt que l'on porte aux populations défavorisées. Dans le meilleur des cas, il s'agit de cécité économique qui privilégie totalement les dépenses de l'Etat par rapport à la création de richesses. Il peut s'agir de démagogie destinée à tromper les clientèles électorales de plus en plus nombreuses des victimes de ces politiques. Dans le pire des cas, on y verra des sentiments négatifs (haine, mépris, jalousie) à l'égard des agents économiques qui réussissent par leur travail, leur talent, leur courage ou un mix de ces qualités.

 

14/02 - Prévision de déficit budgétaire

Le gouvernement admet, mi-février, que l'engagement pris de respecter un déficit budgétaire limité à 3% ne sera pas atteint en 2013. Personne n'est surpris et je vais ici essayer d'éclairer l'avenir.

Compte tenu des mesures de redressement prises par la majorité et dont j'ai  souvent contesté la pertinence, je m'attends à :

  • une nette amélioration du solde budgétaire en 2013, dans un contexte économique national (donc relatif à celui de nos principaux partenaires) de plus en plus dégradé au fil des trimestres ; je rappelle que l'on constate que les freins sont appliqués sur les achats de biens durables (ceux que l'on peut reporter), l'immobilier neuf et ancien, l'investissement productif (celui qui va directement dans les entreprises) et l'emploi (destruction d'emplois existants non compensées par de nouvelles embauches) ;
  • une stabilisation du solde budgétaire en 2014, grâce à des dépenses publiques en baisse, mais avec des recettes également en baisse ; la baisse des recettes viendra évidemment du ralentissement économique constaté dès le dernier trimestre 2012, mais aussi de l'adaptation comportementale des agents économiques les plus fiscalisés : riches et talentueux qui s'expatrient, travailleurs et investisseurs démobilisés, abstention des produits et activités les plus taxés (carburants, cigarettes, transactions immobilières, ...) ;
  • pour 2015, sans une révision drastique de la politique économique vers le "business friendly" (politique de l'offre), les dépenses augmenteront à nouveau à cause des besoins sociaux croissants et les recettes diminueront de plus en plus vite ; les taux sur la dette souveraine française devraient alors monter, forçant le gouvernement à admettre l'intérêt d'un changement de politique économique qui reviendrait sur l'hyper-taxation du capital et de ses revenus, ainsi que des revenus du travail.

Soyons optimistes : le gouvernenent n'attendra pas 2015 pour revenir sur ces taux confiscatoires qui freinent tant notre dynamisme naturel et la croissance reviendra rapidement.



15/02 - Désendettement sans douleur

"Tout le monde savait que c'était impossible ! Sauf celui-ci qui avait travaillé ailleurs. Alors, il l'a fait !"

Chaque année, je constate que des chefs d'entreprises bravent intelligemment les opinions d'experts et réussissent, le plus souvent sans grands sacrifices, à déjouer les opinions d'experts et à "dépasser le consensus" (faire beaucoup mieux que ce qu'en attendaient les experts).

C'est notamment le cas de Renault qui s'est totalement désendetté et dispose même d'une trésorerie positive, contrairement à son grand rival français. Ceci malgré une conjoncture défavorable sur ses principaux marchés, et en continuant ses efforts de développement (modèles, électrique, productivité, implantations internationales, ...).

Il faut dire que nombre d'experts sont bien peu légitimes à juger, tant ils manquent à la fois de la connaissance et de la pratique de ce dont ils acceptent si facilement de parler. Et que Renaut est servi par un dirigeant exceptionnel comme on aimerait en voir à la tête de nos Etats.



18/02 - Réforme bancaire

Nous avons beaucoup lu, ces dernières années, sur l'inévitable réforme des systèmes bancaires et financiers. Il n'y a pas de consensus universel sur ce qu'il conviendrait de faire pour garder aux systèmes toute leur efficacité en en effaçant les inconvénients les plus évidents.

Alan Greenspan avait remarqué que les métiers de l'argent sont d'une infinie complexité et peuvent résister à toutes les formes de supervision, tant la nature des engagements et des transactions peut être opaque et changeante. Voyez le cas des produits dérivés et du flash-trading.

Alors, plutôt que des usines à gaz de réglementation et des mutilations qui pourraient bien empêcher les banques de faire seulement leur métier correctement, "Le Cours" propose une solution simple : s'inspirer du régime de la commandite pour l'organisation des banques. Le principe est que le management ne sorte pas indemme d'une perte subie par sa banque.

Cette solution ne va pas jusqu'à la pénalisation des décisions managériales, comme en Allemagne, parce qu'on ne peut pénaliser que des décisions "positives" de prise de risque. La commandite punit également les absences de "due diligence" en cas de perte de la banque.

Et cette solution permettra à la banque de continuer à poursuivre toutes ses activités à condition qu'elles soient saines et à risque contrôlé.



19/02 - La meilleure façon d'apprendre quelque chose ... est de l'enseigner !

Il paraît que la France va donner des leçons de simplification administrative à la Grèce. La France doit certainement se trouver très légitime dans ce rôle et beaucoup de pays voisins vont pouvoir s'amuser à nos dépends. Rappelons que la France arrive dans le premier décile des pays ayant une grande complexité administrative.

J'en profite pour rappeler que la fiscalité de vos revenus financiers a maintenant une importante composante "durée". Vous devrez désormais tenir compte des dates d'achat avant d'effectuer une vente. Une fois de plus, au lieu de vous concentrer sur ce qui crée de la richesse, vous voudrez vous concentrer sur ce qui en prévient la confiscation.

Mutilés comme nous le sommes par ces complications, équipons-nous de super prothèses pour garder notre place dans la course économique mondiale.

 

20/02 - Rencontres parlementaires pour l'entreprise

Beaucoup de choses signiticatives entendues et pas entendues ce matin. En vrac !

Cherchez une occasion d'écouter la (nouvelles) directrice de l'ENA. Elle veut manifestement corriger les idées reçues sur l'Ecole !

Les entrepreneurs inquiets du régime fiscal des investisseurs. Certains fonds d'investissements en action (private equity) ont jusqu'à 98% de capital d'origine étrangère ! Les Français ne seraient plus intéressés à investir à pertes.

Non seulement il est économiquement absurde de fiscaliser les revenus du capital comme ceux du travail, il est encore plus absurde de taxer l'inflation et la prime de risque, s'agissant des investissements en actions.

Et puis, et surtout, l'importance de la recherche indépendante et de l'enseignement de l'économie, la vraie, celle qui porte sur la création de richesse. La "science" de sa redistribution, ce serait la politique, pas l'économie ! Alors l'ENA nouveau s'en chargera-t-elle ?



21/02 - S&P, Bruxelles et les prévisionnistes

Les efforts de la France pourraient-ils justifier une meilleure notation comme le suggère S&P aujourd'hui ?

A court terme, l'argent pris à l'ensemble des contribuables va dans les caisses de l'Etat et diminue le déficit budgétaire. L'économie freine, mais avec une relative inertie. Le déficit baisse donc et l'on peut souhaiter s'en contenter.

A moyen terme, les agrégats sont plus contrastés. Une partie de l'argent pris aux contribuables fera qu'ils ne voudront ni ne pourront pas utiliser ce qui leur reste pour booster l'économie. De fait, on constate que les freins sur l'achat de produits durables et d'immobilier, sur les recrutement et sur l'investissement sont bigrement appliqués et se feront sentir dès 2013 avec un ralentissement bien supérieur aux prévisions officielles.

En même temps, la France reste la France, un pays riche où le taux d'épargne est encore l'un des plus élevés au monde et où les plus grandes entreprises sont bien réparties, tant sectoriellement que géographiquement.

La France pliera donc, mais ne rompra probablement pas. Ceci dit, elle ne se réformera profondément que dans la douleur. La douleur des riches, on le voit déjà, mais surtout la douleur des plus pauvres, pris entre la baisse du pouvoir d'achat, la vulnérabilité, la précarité et la crainte du chômage.

Je le rappelle ici : les réformes susceptibles de nous aider sont celles qui favorisent plus de travail et plus d'investissement de la part de tous les acteurs économiques.



22/02 - Nathalie Loiseau, directrice de l'ENA

Des commentaires me demandent d'expliciter un peu mon court propos sur la nouvelle directrice de l'ENA (article du 20/02). Voici donc quelques un de ses propos lors des rencontres entre des parlementaires et des entreprises.

Nathalie ne vient pas du sérail ! Dans "Le Cours", on prend l'exemple de Nissan et Renault pour montrer que l'on ne réforme pas bien un système de l'intérieur, par ceux du sérail. Donc, un premier bon point pour la nouvelle directrice.

Nathalie, comme Christine Lagarde, a une carrière américaine et maîtrise aussi cette culture. On peut par conséquent penser que la France développera une pensée plus en harmonie avec le reste du monde, les Etats-Unis étant une sorte de centre de gravité parmi les économies avancées.

Nathalie veut ouvrir l'école aux entreprises et les entreprises à ses élèves. Contrairement à nombre de ses prédécesseurs, elle comprend que la création des richesses que l'Etat se chargera ensuite de redistribuer vient d'abord des entreprises et qu'elles sont au coeur de toute réussite économique.

Nathalie veut internationaliser son corps professoral. C'est encore une promesse de sang neuf. Elle ajoute : "Nous voulons leur point de vue. Il n'est pas indispensable que nous soyons tous d'accord avec eux."

Nathalie bénéficie d'une lettre de mission signée du Premier Ministre, qu'elle a elle-même rédigée et affirme avoir les moyens de mettre ses intentions en action.

Vous constatez par vous-même que ce discours ne nous est pas souvent servi par des hauts fonctionnaires et encore moins par les politiques supposés les diriger.

Je prends donc ce discours comme une source d'espoir d'ouverture de nos responsables nationaux.



23/02 - Réponse à Mr Moscovici

"Monsieur le Ministre,

J'ai bien entendu votre discours à la suite des prévisions de croissance de notre économie par les instances de Bruxelles. Toute la partie sur la critique des gouvernements précédents et la justification de vos actions était inutile. Votre procès est trop asymétrique : chacun de nous est capable d'inverser votre démarche, en la rendant ainsi plus pertinente. De plus votre diatribe montre que vous savez pas exister par vous-mêmes : vous nous renvoyez toujours à ce que faisait l'ancienne majorité ou à ce qu'elle vous propose aujourd'hui. Est-ce bien utile ?

Puisque c'est de croissance dont il est question dans le communiqué de Bruxelles, vous auriez pu indiquer en quoi vos décisions récentes n'auront pas d'impact négatif sur la croissance. Et, puisque c'est d'avenir qu'il s'agit, il me semble arrogant de continuer à affirmer que vos promesses de campagne, celles qui portent sur les résultats, seront tenues.

Ceci dit en toute bienveillance, je vous souhaite ardemment de réussir."



25/02 - Le triple-A du Royaume-Uni

Tant pis si je dois me trouver en contradiction avec une grande agence de notation. Il existe au moins deux raisons pour lesquelles je n'aurais pas enlevé le AAA au Royaume-Uni, en tout cas pas juste en ce moment :

  • Contrairement à ce que nous disent les experts tous les jours, tous les efforts budgétaires n'entraînent pas le même ralentissement économique, ni instantanément ni dans la durée. De mauvais efforts budgétaires peuvent momentanément donner raison à ceux qui les ont décidés, puis tort ensuite.
  • Inversement, de bons efforts se traduisent souvent par une courbe en "J". Leurs effets immédiats sont souvent négatifs et durement ressentis (ce qui est d'ailleurs une raison majeure pour ne pas les avoir mis en oeuvre plus tôt), mais ces effets s'estompent après quelques mois et sont remplacés par d'autres effets beaucoup plus vertueux.

Je pense que le Royaume-Uni a décidé les bons efforts, ceux qui portent sur les dépenses (celles de l'Etat comme celles de consommation) et qui ménagent ou améliorent les facteurs de création de richesses, comme le travail et l'investissement. Il me semble donc fort inopportun pour une agence supposée compétente d'attaquer ces efforts au milieu du gué.

Faisons le pari qu'elle sera rapidement démentie.



26/02 - La vraie stratégie de F. Hollande (1) : incapable ou victime

Les résultats des élections italiennes, que je ne souhaite pas commenter à chaud, m'offrent par contre l'occasion de commencer une réflexion sur la vraie stratégie de notre président, si elle existe. Ce sera donc le sujet de mes prochains billets.

 

Le commentaire le plus souvent entendu au sujet de la politique gouvernementale est qu'elle ne répond à aucune stratégie.

Pour certains, cette majorité serait menée par des incapables qui n'ont d'ailleurs jamais eu l'occasion de faire leurs preuves à des responsabilités comparables. On constate donc des actions brouillonnes et contradictoires : annonces décalées, contredites, divergentes ou décisions confiscatoires suivies de mesures contraires, promesses stupides d'un avenir meilleur, forcément retoquées par d'autres instances avant de l'être par la réalité, etc. Nous avons tous des exemples quasi-quotidiens de ces éléments à charge.

Pour d'autres, nos gouvernants seraient les victimes d'une situation intenable, pris qu'ils sont entre une ancienne équipe supposée détestée par l'opinion (en fait, de moins en moins avec les mois qui passent) et une gauche radicale qui ne fait aucun cadeau. L'Exécutif doit donc donner des gages à ses radicaux avant de revenir à des décisions moins nuisibles. D'où les contradictions déjà mentionnées ci-dessus.

 

Peut-être ... ou peut-être pas ! Réflexion à suivre ...



27/02 - Divergences ? Cacophonie ?

Qui dit qu'il y a une cacophonie entre les membres de l'éxécutif ? Suivez plutôt ce lien !

www.u-p-r.fr/actualite/france/marionettes-hollande-ayrault

 

27/02 - La vraie stratégie de F. Hollande (2) : piégé ou piégeur

Depuis VGE, la droite est moins à droite. Les 30 glorieuses étaient plutôt pro-business. Peu à peu, sous les coups de boutoirs de la mondialisation (concurrence des pays neufs, rappelez-vous l'invasion japonaise, l'augmentation des prix de l'énergie,le  big bang financier, etc.), notre réponse a constamment été d'aider "les plus démunis".

Chirac a ainsi dénoncé la "fracture sociale" et Sarkozy lui a emboîté le pas jusqu'à la fin de sa dernière campagne en promettant d'aligner la fiscalité sur les revenus du capital avec celle sur les revenus du travail. Certes, Sarkozy a pu faire le pari que son adversaire s'approprierait cette promesse, en oubliant même d'exonérer de ces revenus à la fois l'inflation et la prime de risque (comme d'imposer une entreprise non pas sur son bénéfice, mais sur son chiffre d'affaires).

Cette promesse est devenue la mesure phare de la nouvelle majorité, avec toutes les conséquences économiques que l'on commence à observer et qui n'iront qu'en s'aggravant. Avec sa promesse, Sarkozy pensait piéger son adversaire en cas de victoire de ce dernier. Le piège se refermerait grâce aux marchés financiers qui comprendraient la direction de l'économie française et la sanctionneraient en conséquence.

Hollande ne manque pas de conseillers sur les effets de sa fiscalité sur le capital. Mais il les accepte. Il sait que la France est riche, l'épargne abondante. Surtout, il a compris qu'une majorité de Français vivent maintenant de l'argent de l'Etat (56% du PIB) et que cette majorité est la sienne. Sa réforme ne diminuera pas les inégalités sociales : les riches seront moins riches mais les pauvres seront plus pauvres et plus nombreux. Une politique de "plus d'Etat" ne peut qu'ancrer la France dans plus de socialisme.

D'autant que ...



28/02 - La vraie stratégie de F. Hollande (3) : visionnaire ou démagogue

... d'autant que Hollande a pris la mesure de la situation européenne.

Comme c'est décrit dans "Le Cours", la France est la charnière entre ces pays pauvres (du Sud) du fait de leur mauvaise politique économique passée et ces pays riches(du Nord) de la qualité de leurs choix et de leur discipline.

 

Hollande aurait pu décider d'aligner la politique de la France sur celle des pays du Nord de l'Europe, jouant l'exemplarité et donnant la priorité à ces mesures pro-business susceptibles de créer plus d'emploi, de richesses, de revenus pour l'Etat, de compétitivité internationale, et moins de déficits budgétaire et commercial. Mais il aurait été le dernier de cette alliance là.

 

Il a préféré se placer en porte-parole des pays qui souffrent  la fois de leurs erreurs passées et de la nécessaire potion de redressement : Grèce, Espagne, Italie, Portugal. Il sait aussi que la coalition allemande n'est pas aussi solide qu'elle le parait et il lui conviendrait bien de rendre à Madame Merkel la monnaie de sa pièce (elle avait refusé de recevoir le candidat Hollande) en la mettant dans une position impossible.

Il va utiliser des arguments pour mettre l'Europe, toute l'Europe dans sa poche :

  • Trop d'austérité va à l'encontre de l'objectif économique de réduction des déficits publics et des dettes souveraines
  • Trop d'austérité met les peuples dans la rue et crée un autre aléa, celui des populismes, voire des nationalismes, en tout cas un rejet de l'Europe
  • La politique de la BCE, d'un euro fort, est un frein à la compétitivité malgré les efforts engagés par les pays les plus déterminés (Espagne, Portugal, Grèce, Italie)
  • La conditionnalité mise par Mario Draghi au rachat de dette souveraine par les pays qui le demandent n'est pas en ligne avec les pratiques des autres grandes régions économiques du monde (Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni), lesquels exigent plus de souplesse de leur banque centrale.

Bref, en mettant son poids avec les demandes des populations des pays du Sud, F. Hollande légitime ces demandes et range ces populations derrière lui. Ceci lui permet de parler plus haut et plus fort aux fonctionnaires (forcément non-élus) de Bruxelles et de Francfort. Il leur tient à peu près ce langage :

"Vos exigences et vos maladresses sont mal comprises des peuples, sont contre-productives et font prendre un risque aux institutions que vous représentez. Laissez-moi vous expliquer ce que nous voulons..."

Dans la mise en oeuvre de cette stratégie, F. Hollande a, jusqu'à présent, assez bien réussi. Il marque des points contre les Allemands et les fonctionnaires européens rigoristes, contre la finance et les rentiers, donc aussi contre les vieux (n'a-t-il pas dit dans son discours d'élection qu'il mobiliserait tous les pouvoirs à sa disposition en faveur des jeunes ?)

Oui ! Sauf que ...



01/03 - La vraie stratégie de F. Hollande (4 et fin) : merci Tonton !

... sauf qu'en flattant les faiblesses des peuples du Sud (plus cool que travailleurs, fraudeurs, assistés, trop peu fiables, ...), F. Hollande sait qu'il établit son influence sur le sable économique, celui dans lequel on s'enfonce, et sur le volcan social, celui qui mène à la guerre civile, à laquelle succèdent souvent un régime autoritaire puis, parfois, la guerre tout court.

Il sait que les prêteurs ne le suivront pas beaucoup plus loin sur cette voie.

 

Mais il peut espérer la conjonction de deux événements :

  • une crise de la dette souveraine française, enfin, qui l'obligerait à prendre des mesures plus favorables à l'économie à moyen et long terme qu'aux populations à court terme, et
  • un assouplissement général des disciplines communautaires par rapport à leur plus récent pic de rigueur, afin de prendre un virage plus lent et plus facile vers le redressement budgétaire et la réduction du poids de la dette.

 

Il pense évidemment pouvoir obtenir de la BCE une politique plus inflationniste que ce que souhaiteraient les seuls Allemands. Les bénéfices seraient :

  • la diminution du poids de la dette de l'ampleur de l'inflation
  • un affaiblissement de la valeur de la monnaie
  • une amélioration de la compétitivité du travail européen.

Ce serait alors au tour de la France de tirer les autres pays de l'Eurozone vers le bas, les pays du Nord étant naturellement disciplinés et les autres pays du Sud plus récemment disciplinés et nettement plus libéraux que la France.

 

F. Hollande aurait donc le loisir de laisser partir sa gauche radicale, comme Tonton l'avait fait de ses alliés communistes.

Ce n'est pas grave : les alliés écolos n'ont obtenu leurs sièges au Parlement que grâce à un accord électoral que F. Hollande n'aurait jamais négocié s'il avait été à la tête de son parti. Leur poids politique sera d'autant moins important que d'autres priorités (que l'écologie radicale) viendront s'imposer aux Français.

 

Ceci clot les billets traitant de la possible stratégie de F. Hollande.