Actualité : mon blog

Cette page est celle des articles succincts, comme une réflexion qui va un pas plus loin que ce que vous entendez sur BFM Business ou lisez dans Les Echos.

Ces réflexions sont ordonnées par ordre chronologique décroissant.
N'hésitez pas à adresser vos commentaires ! 

 

Elections présidentielles 2017 : un nouveau regard

La conférence du 28/3/2017

 

2016

 

03/03 - Brexit

Un fidèle lecteur me demande ce que je pense du Brexit. Franchement, je ne vois rien de bien intéressant à répondre. L'Europe a déjà tout donné à un pays qui, avant de menacer de partir, n'a pas vraiment fait ce qu'il fallait pour entrer. Alors je n'ai pu répondre que ceci :

"D'un côté, j'espère que le départ des Anglais libèrera des postes administratifs à la Commission Européenne.

D'un autre côté, les Anglais vous envoient un petit courant d'air libéral qui pourrait bien manquer au reste de l'Europe.

Dans tous les cas, si l'Angleterre sort de l'Europe, les diplomates se mettront rapidement au travail pour en réparer les possibles dommages."

 

02/03 - Pédagogie du Code du Travail (3)

On comprend mieux la position des syndicats et des politiques anti-libéraux qui ont besoin de toujours plus d'Etat pour continuer à exister comme corporations privilégiées : ils y ont intérêt et protègent leur pré-carré.

On comprend beaucoup moins ces étudiants qui vont se mobiliser pour défendre des intérêts qui leur sont contraires. En effet, en gardant le système en l'état, ils vont se retrouver avec la double peine : un coût total du travail dont une petite partie seulement entrera dans leur poche et un taux de chômage qui ne leur permettra pas d'être exigeants au moment de la négotiation de leur rémunération.

On se dit que l'économie qui est enseignée en France doit être une bien curieuse matière qui, contrairement aux nuages, s'arrête à nos frontières.

 

01/03 - Pédagogie du Code du Travail (2)

De l'article qui précède, on peut conclure que, in fine, ce sont toujours les salariés qui paient le coût de leur protection, sociale ou juridique. En effet, le marché de l'emploi est un marché comme les autres, les agents économiques finissent généralement à faire des choix rationnels et à adopter des comportements profitables pour eux-mêmes. Le marché du travail est d'autant plus exigeant que les règles y sont rigides et laissent peu de place à l'erreur. Il est donc influencé par cette élasticité des prix qui traduit le fait que quand le coût d'une ressource augmente, il s'en vend moins.

Dans le cas du marché du travail, on constate cette élasticité par une contrainte et deux solutions : renoncer au recrutement parce que son coût total ne laisse pas un gain suffisant pour la survie ou le développement de l'entreprise, d'où un taux de chômage important, ou négocier avec le salarié le montant de sa rémunération afin que l'ensemble des coûts qu'il va générer durant son passage dans l'entreprise laisse une espérance de gain à cet employeur.

 

29/02 - Pédagogie du Code du Travail

Le monde du travail salue le courage et les avancées de ce projet de loi sur les modifications relatives au Code du Travail. Les autres, syndicats, politiques et étudiants, préfèrent descendre dans la rue pour exiger son retrait.

Les syndicats savent fort bien que derrière chaque emploi il y a un employeur qui doit faire ses comptes. Et l'employeur ne peut pas effectuer un recrutement qui ne présente pas d'espérance mathématique de gain sur la durée. Il doit donc comparer la marge espérée par ce recrutement avec le coût anticipé de ce même recrutement.
Le gain dépend de facteurs qui n'appartiennent pas vraiment au Code du Travail, comme les commandes anticipées et le taux de marge brute sur ces commandes. Le coût anticipé dépend de facteurs certains, comme le salaire et les charges liés au recrutement, et de facteurs incertains, comme les frais de gestion du salarié, le respect des obligations légales et les risques. Ce sont ces facteurs incertains que le Code du Travail peut signicativement alléger ou alourdir. Aujourd'hui, ils sont parmi les plus lourds du monde. Les alléger, c'est manifestement donner un coup de pouce à l'emploi, à la croissance, à la baisse des déficits sociaux, ...

Mais les syndicats, comme les politiques anti-libéraux et les étudiants, font-ils encore parti du monde du travail dans ce pays ?

 

11/01 - L'opinion publique et les dividendes des entreprises

Je lis ou j'entends souvent que les entreprises qui font des profits distribuent trop de dividendes. C'est possible et c'est probablement une erreur dans certains cas.

Le versement de dividendes, c'est un message que l'entreprise se trouve dans un "rythme de confort", la vache à lait, plutôt que dans un "rythme de combat", la croissance interne et/ou externe.

Pour les gros actionnaires français de long terme, le versement de dividendes, c'est un revenu fiscalisé l'année même où il est effectué. Un moindre dividende aurait l'avantage de constituer une meilleure valorisation de l'action, laquelle est d'autant moins fiscalisée que la durée de détention est longue.

Enfin, le versement de dividende est parfois une exigence de l'Etat actionnaire, lequel n'est souvent pas la meilleure gouvernance pour les entreprises qu'il contrôle.

Par contre, beaucoup d'entreprises sont dans l'obligation de verser un dividende, notamment à leurs actionnaires étrangers qui ne subissent pas l'intégralité de notre fiscalité. A défaut, les étrangers pourraient bien se dégager, la capitalisation de l'entreprise baisserait et l'entreprise deviendrait une proie vulnérable pour un groupe étranger mieux valorisé.

 

10/01 - Le moment est venu de reprendre mon blog

Cher Internaute,

Croyez-moi, il peut y avoir beaucoup de joie, mais aussi beaucoup de frustration à écrire chaque jour sur l'économie, la politique, l'économie politique, les dirigeants, les bonnes décisions et les occasions perdues.

Le joie vient de l'observation, de l'analyse, du diagnostic et de la recherche de solutions pertinentes que j'ai le plaisir de partager avec vour sur ce blog.

La frustration vient de ce que la société tourne trop longtemps en rond et finit par m'obliger à en faire autant.

Je n'ai pas arrêté d'écrire des livres. La semaine dernière, une de mes lectrice me demandait : "Patrick, j'adhère à ce que vous écrivez et les solutions que vous proposez. Mais dites-moi plutôt pourquoi les partis politiques n'ont pas une démarche similaire, quasi-scientifique, de recherche de solutions ?" Malgré moi, j'ai dû lui faire la réponse suivante : "L'objectif unique de ma réflexion est le bien collectif, ce que les anglo-saxons appellent A Better World. J'ai les moyens de cet objectif parce que je ne suis pas un professionnel de la politique. Je ne suis candidat à aucune fonction élective de ce type."

Les Français ont maintenant compris que, derrière chaque mesure présentée par un politique, candidat et/ou élu, se cache un calcul clientéliste personnel. Il va devenir urgent que notre univers politico-médiatique suscite des vocations réellement altruistes et crédibles aux yeux de l'opinion.

Plus généralement, les gens qui savent, ou qui sont sur le chemin de la vérité, soit une proportion croissante de la population française, sont plutôt d'accord sur les solutions. Le problème consiste maintenant à savoir comment ces solutions vont être décidées et mises en oeuvre. Ce sera un de mes sujets préférés en 2016.

Bonne Année à toutes et à tous.

Vive la France !

 

 

 

Vous avez accès à toutes les tribunes historiques : regardez le sommaire ou rendez-vous sur les pages mensuelles à partir du menu "Actualité".